Même ce qui nous
est le plus proche et le plus familier, le plus quotidien
se refuse à nous. Même fixé, l’instant
reprend sa course, et l’image n’est déjà
plus que le vestige de ce monde évanoui : image
sans cesse recommencée, reprise.
S’ouvrir au monde
pour mieux en capter les images, déconstruire
les espaces, interroger les lieux, reconstruire des
histoires, jouer la fiction, tenter l’éternel,
l’espace de l’instant est cette volonté
d’exploration du monde, de ses aléas, de
ses fuites et de ses rencontres.
A la fois fragment et
miroir infini du monde, chacun offre cependant par sa
vision, ce qu’il a de plus intime. C’est
pourquoi il s’agit, pour chacun des membres de
l’espace de l’instant, d’œuvrer
en toute liberté, dans l’absolue singularité
de son regard.